Σάββατο, 20 Μαρτίου 2010


Constantin et la Gaule

Autour de la vision de Grand
(310-2010)



colloque

organisé à l'occasion du mille sept centième anniversaire
de la vision de Constantin Ier à Grand
les mercredi 6 et jeudi 7 octobre
à Domrémy-la-Pucelle (88)
(Centre Johannique)

L'année 2010 marque le mille sept centième anniversaire de la "vision païenne" de Constantin, épisode que Camille Jullian, le grand historien de la Gaule, proposait de situer à Grand.

          En cette occasion, un colloque international est organisé par l'EA 1132 HISCANT-MA de l'Université Nancy 2,  intitulé Constantin et la Gaule (entendue ici au sens large, augmentée de la Bretagne, gouvernée par Constantin dès les premiers temps de son règne, ainsi que de la péninsule ibérique, qu’il enlève à Maxence dès 310).

          Si l’on voit surtout en Constantin l’homme du Pont-Milvius et le fondateur de Constantinople, les années gauloises n’en constituent pas moins une période importante de son règne. La Gaule, en effet, constitue le cœur du territoire dirigé par son père Constance Chlore jusqu’à sa mort, le cœur du territoire dirigé par Constantin au début de son propre règne et pendant plus d'une décennie. C'est pourquoi il a été choisi, en adoptant  un point de vue très inhabituel, de mettre l'accent sur les liens de Constantin avec la Gaule


 En 305, Constantin rejoint son père. Le 25 juillet 306, ce dernier meurt et Constantin, contrevenant aux règles de succession inaugurées par Dioclétien, lui succède. De 306 à 312, il règne sur la Gaule et celle-ci constitue le fondement de son pouvoir en même temps que le lieu où il s’exerce. Après 312, l’horizon de Constantin s’élargit progressivement, puisqu’il prend le contrôle de l’Italie et de l’Afrique du Nord. En 316 (ou en 314), après une guerre victorieuse contre Licinius, il s’empare des diocèses de Pannonie et de Macédoine, et en 324 enfin, il devient le seul maître de l’Empire. Mais on constate qu'il retourne en Gaule dès le printemps 313, qu'il semble ne pas la quitter jusqu'au printemps 315 (alors qu'il est maintenant maître de tout l'Occident), et qu'il y fait encore deux séjours, en 316 puis encore en 328.

Le colloque examinera donc les liens existant entre Constantin et la Gaule : l’œuvre de Constantin en Gaule, l’influence de cette période dès lors que Constantin quitte la Gaule, son évolution religieuse durant ces années, les liens que garde Constantin avec la région, la place des Gaulois dans son entourage, la politique gauloise de Constantin... Durant ces deux journées, la réflexion s’organisera autour de trois axes

  

EA 1132 HISCANT-MA
Comité d'organisation et comité scientifique :
 
Laurent Guichard                Laurent.Guichard@univ-nancy2.fr
Maître de conférences en Histoire romaine (Université Nancy 2)
                                    
Andreas Gutsfeld                Andreas.Gutsfeld@univ-nancy2.fr
Professeur d'Histoire romaine (Université Nancy 2)
                                    
François Richard                 Francois.Richard@univ-nancy2.fr
Professeur honoraire d'Histoire romaine (Université Nancy 2)

 Constantin et la Gaule

Autour de la vision de Grand
(310-2010)

Les trois axes du colloque

1. Dans un premier temps, il sera question de Grand et de la vision païenne de Constantin. Après avoir présenté le site aux IIIe et IVe siècles, on examinera l’hypothèse de Jullian et la question toujours pendante de la localisation de la vision. L’épiphanie apollinienne sera envisagée tant du point de vue de l’expérience religieuse personnelle que du point de vue politique (qu’il s’agisse à proprement parler de politique religieuse ou de l’expression d’une idée ou d’une réalité politiques en des termes religieux). Seront donc examinés également, la politique et le parcours religieux de l’empereur néo-flavien, ainsi que les diverses nuances de sa théologie politique –continuations des conceptions tétrarchiques, présence de divinités plus spécifiquement liées à la Gaule, culte solaire– jusqu’à sa conversion au christianisme.
2. Le deuxième axe de réflexion concerne la politique gauloise de Constantin, dans ses différentes dimensions : il sera ainsi question de sa politique en Gaule (comment administre-t-il son domaine ? Peut-on découvrir dans sa politique gauloise les prodromes de sa politique impériale ?) et de sa politique pour la Gaule, dès lors qu’il s’en éloigne durablement, après 316. On s’intéressera également à sa politique générale, dans les années 306-316, alors que la Gaule constitue le centre de son domaine et l’assise principale de son pouvoir. Comment Constantin parvient-il à se maintenir au pouvoir, quelles relations entretient-il avec ses collègues et ses rivaux ? Comment parvient-il finalement à l’emporter, notamment en s’emparant de l’Italie, là où Sévère et Galère avaient échoué ?
            3. Le troisième axe de réflexion examinera les relations de Constantin avec les Gaulois. On abordera ainsi les réactions à sa politique et les honneurs qui lui sont rendus, notamment par le biais des panégyriques et des inscriptions. Enfin, on étudiera la place des Gaulois, civils ou militaires, dans l’entourage de Constantin (qu’il s’agisse d’individus originaires de ces territoires ou de personnages appartenant à son entourage durant cette période 306-316, ou à celui de son père). On s’interrogera également sur la place des évêques gaulois dans l’entourage constantinien, sur leur influence et sur leur rôle dans les années qui suivent (ou précèdent !) la bataille du Pont-Milvius. Dans quelle mesure jouent-ils un rôle dans la conversion impériale, puis dans l’orientation donnée aux relations entre l’Eglise et l’Etat ? Dans un domaine où nouveautés et évolutions sont le plus souvent venues de la pars orientalis, l’épiscopat gaulois viendrait alors jouer un rôle inhabituel et quelque peu méconnu.

Appel à communications :

Les propositions de communication doivent comporter le titre de la communication et un résumé de 1500 signes maximum. Elles doivent être adressées  au Comité scientifique du colloque Constantin et la Gaule par courriel à l'adresse suivante : 

laurent.guichard@univ-nancy2.fr

Date limite de retour des propositions :

30 mai 2010